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Mouvement des lycéens : les derniers développements
information fournie par AFP 13/10/2026 à 13:53

Défilé du mouvement lycéen à Marseille le 13 octobre 2026 ( AFP / Thibaud MORITZ )

Défilé du mouvement lycéen à Marseille le 13 octobre 2026 ( AFP / Thibaud MORITZ )

Voici les derniers développements de la mobilisation lycéenne, dont les cortèges ont commencé mardi pour l'"acte V" de ce mouvement lancé mi-septembre.

Des lycées et universités étaient bloqués dans la matinée avant une nouvelle journée nationale de manifestations, qui a reçu le soutien de la militante suédoise Greta Thunberg.

147 personnels de l'Education blessés

Le total des personnels de l'Éducation nationale blessés depuis le début du mouvement atteint 147, a indiqué mardi midi le ministère, avec notamment vingt personnes blessées, dont cinq chefs d'établissements, pour la seule journée de lundi.

Pour la journée de lundi, "il s’agit du deuxième bilan quotidien le plus lourd pour les personnels depuis le début du mouvement, après celui du 1er octobre", précise le ministère dans un message à la presse.

Le ministère fait état d'un "recul" des fermetures de lycées avec 214 établissements concernés ce mardi, contre 800 mardi 6 octobre et 224 jeudi dernier.

Universités "bloquées" ou "fermées"

Environ 35 % des établissements relevant du ministère de l'Enseignement supérieur sont perturbés mardi, selon ce ministère.

Ce chiffre inclut les fermetures administratives, blocages et occupations, a-t-il précisé à la mi-journée dans un message à la presse.

De son côté, l'organisation Union étudiante affirme que 90 % des quelque 70 universités françaises sont "bloquées" ou "fermées".

L'entrée d'un bâtiment de l'université Rennes 2 bloquée le 12 octobre 2026 à Rennes ( AFP / Loic VENANCE )

L'entrée d'un bâtiment de l'université Rennes 2 bloquée le 12 octobre 2026 à Rennes ( AFP / Loic VENANCE )

Selon le ministère de l'Intérieur, à midi, il y avait en France, hors Paris et agglomération parisienne, 360 actions devant les établissements, dont une cinquantaine d'universités, rassemblant 30.000 personnes.

À l'université Assas, à Paris, un début de blocage a eu lieu en début de matinée, "levé spontanément par les étudiants" vers 9H15 et les cours doivent reprendre à 14H00, a indiqué à l'AFP le président de l'université Stéphane Braconnier.

Toujours dans la capitale, le campus de Nation de Sorbonne Nouvelle est toujours fermé, depuis une semaine, a indiqué à l'AFP la présidence de l'université.

À Lille, l'Université catholique a vu à son tour l'un de ses campus bloqué mardi matin, empêchant la tenue des cours pour plus de 2.000 étudiants.

La quasi-totalité des campus de l'université de Lille font l'objet d'une fermeture administrative touchant quelque 60.000 étudiants après plusieurs jours de blocages.

Premiers défilés

Des manifestations, à l'appel des organisations lycéennes et étudiantes, ont débuté dans la matinée à Nantes, Lens (Pas-de-Calais), Lyon, Strasbourg ou encore à Marseille.

À Marseille, un cortège a rassemblé plusieurs milliers de lycéens et des représentants de syndicats assurant notamment le service d’ordre, quand plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Lyon.

Plusieurs milliers de personnes, lycéens, étudiants, professeurs et syndicats notamment ont aussi défilé à Nantes.

A Paris, la manifestation étudiante et lycéenne doit s'élancer à 14H00 de la place d'Italie pour rallier les Invalides, non loin de Matignon et du ministère de l'Education.

Greta Thunberg au milieu de manifestants devant un lycée de Saint-Denis

La militante écologiste suédoise Greta Thunberg est venue manifester mardi matin devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, un des épicentres du mouvement lycéen, a constaté un journaliste de l'AFP.

La militante écologiste suédoise Greta Thunberg parle à des jeunes qui se préparent à bloquer le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, le 13 octobre 2026 ( AFP / JULIEN DE ROSA )

La militante écologiste suédoise Greta Thunberg parle à des jeunes qui se préparent à bloquer le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, le 13 octobre 2026 ( AFP / JULIEN DE ROSA )

"Les jeunes ne sont pas associés aux discussions. On nous vole notre avenir et, comme on a pu le constater ici, les écoles ne reçoivent pas les investissements dont elles ont besoin", a déclaré la militante, keffieh sur les épaules.

Devant plus d'une centaine de jeunes rassemblés, elle s'est dite "extrêmement fière des étudiants français".

Une vingtaine d'avocats ont également fait le déplacement sur place pour protéger les lycéens d'éventuelles violences policières, a constaté l'AFP.

"86.000 contributions" sur la plate-forme de concertation lycéenne

Quelque "86.000 contributions" ont été enregistrées sur la plateforme de concertation lancée à l'adresse des lycéens, selon le ministe de l'Education Edouard Geffray, saluant "une forme de démocratie lycéenne qui s'exprime".

Le gouvernement "commence à apporter des solutions très concrètes, notamment sur le remplacement" des professeurs, a-t-il affirmé.

Sur "23 académies sur 30", "depuis vendredi, 35% des remplaçants qui étaient disponibles ont déjà été affectés", a-t-il détaillé, "et on a recruté une centaine de personnes supplémentaires".

Le gouvernement a promis que 3.000 professeurs remplaçants seraient déployés en urgence dans les lycées où la situation est la plus critique.

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